Nous avons visité  aujourd'hui une partie des installations du Centre d’Etudes et de Recherches de Djibouti. (CERD) Les deux instituts de recherche qui nous ont accueillies (oui que des femmes aujourd'hui ) ; l'institut de la terre dont dépend le laboratoire de géomatériaux, et l'institut de recherche médicinales (IRM) qui gère l'Herbier National.

Le laboratoire de géomatériaux a été crée en 2010, et il est rattaché à l’Institut des Sciences de la Terre du CERD (Centre d’Etudes et de Recherche de Djibouti). Il a pour objectif de valoriser les géomatériaux Djiboutiens à des fins industrielles. Il sélectionne les variétés d’argiles Djiboutiennes adaptées pour l’élaboration des céramiques. Le laboratoire étudie les propriétés physicochimiques, minéralogiques et comportement thermiques de ces argiles échantillonnées dans différentes régions de la République de Djibouti. La production de céramique à partir des différentes argiles du pays s’effectue au sein du laboratoire

Les céramiques produites à partir des argiles Djiboutiennes de la zone du lac Abhé et du PK20 (région d'Arta).Mais aussi à Holhol.

La cuisson des biscuits, la cuisson des pièces émaillées, vous aurez toutes les infos des procédés sur leur site : j'avoue que c'etait trop compliqué pour moi de retenir tout ça, n'en n'ayant jamais utilisé, mais on aurait dit une enfant dans un magasin de jouet, on a eu le droit à une ou deux démos, vraiment je trouve ça magique.

 

 

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Il faut que je vous insère une petite vidéo à l'occasion.... De la voir partir d'un morceau qui ressemble à rien finalement pour finir en quelques minutes avec un objet fin et délicat, c'est vraiment merveilleux. 

 

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Et ça vous allez deviné un peu ce que c'est ???? si je suis sûre que vous y avez pensé mais vous vous êtes dit mais non c'est pas possible !!!! <vous êtes trop forts, ce sont bien des semelles, elles sont aussi rigides et possèdent des trous pour y faire passer de  liens. C'est "chaussures" servent à traverser la brousse.

 

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C'est un beau travail, et on a trouvé dommage que ce ne soit pas commercialisé, ici ils ne développent pas encore beaucoup l'artisant c'est bien dommage, bon en même temps ce n'est pas le but premier de cet institut....

 

 

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Un petit cadeau en partant, je suis vraiment ravie de ce beau souvenir et leur accueil a été vraiment sympathique, j'espère avoir l'ioccasion de leur rendre visite à nouveau. 

 

 

 

 Deuxième partie de la visite  : l’Institut des Recherches médicinales qui gère l’Herbier National.

L’Institut de Recherches Médicinales (IRM) est une institution leader à Djibouti dans l'investigation des plantes médicinales ainsi que le Développement Durable. Il a été mis en place en 2009 et a déménagé dans ses locaux en septembre 2011.

Son but est de 

Il contribue : A promouvoir la conservation de la biodiversité ; à soutenir l'utilisation des ressources naturelles locales  et à assurer une gestion rationnelle des plantes ainsi que la garantie de la plus haute qualité dans le processus de valorisation de la phytothérapie.


Motivé par une vocation clairement inter-culturelle, l’IRM initie une approche respectueuse entre l'investigation scientifique et la médecine traditionnelle.

 

L'institut  l'identifie, l'évalue, cultive et conserve, prépare des plantes médicinales en phytomédicaments. 

Les laboratoires sont composés de l'Herbier National et de laboratoires de chimie, de microbiologie.

 Il sont en partenariat avec un professeur en pharmacologie à l'université de Nancy, et d'un professeur de l'université de Karthou au Soudan. 
Sans oublier la Directrice de l'Institut, le Dr Fatoua Mohamed Abdoul-Latif qui nous a fait l'honneur de sa présence.

Il faut savoir qu'ils sont partis de peu, ils récoltent les information par enquête auprès des guérisseurs et des villageois, une récolte en milieu non polluants, et avant 14 h (croyances).

Le pays possède une flore riche et variée mais qui est cependant menacée à cause de la sécheresse. L'autre soucis, c'est l'âge avancé des guérisseurs qui sont consultés et qui possèdent une connaissance empirique et ancestrale des plantes médicianales.

L'IRM inventorie donc tout ce la pour conserver et préserver ces richesses.

 

 

 

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On fait sécher les plantes pour faire ensuite l'échantillonage

 

 

 

 

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L'hydro-distillation : On fait chauffer un ballon contenant de l'eau et des végétaux dont on peut récupérer l'huile jusqu'à l'ébullitionsous l'effet de la chaleur. Les végétaux libèrent leur huile, puis les vapeurs d'eau et d'huile vont s'élever pour atteindre un réfrigérant constitué de deux tubes : le 1er dans lequel passe la vapeur pour se liquéfier et le second qui l'entoure et qui dispose d'une entrée et d'une sortie à travers lequel on fait circuler de l'eauu (ou de l'huile) à basse température en continu pour refroidir

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Appareil Alambic

la technique d'entraînement à la vapeur ressemble à celle de l'hydro-distillation, cependant pour celle ci on ne place pas les plantes dans l'eau. La vapeur d'eau passe à travers la plante pour briser les cellules végétales, libérer les molécules aromatiques et les entraîner dans 1 serpentin de refroidissement. Les vapeurs refroidies retournent à l'état liquide "huiles essentielles et eau".

 

A l'extérieur, un petit jardin expérimental :

 

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J'ai eu la chance d'avoir un petit cadeau, un peu poudre de Moringa, un henné neutre quoi que je vais vite tester :)

 

Ils ont sortie un "Atlas" des 130 plantes répertoriées jusqu'à aujourd'hui, on peu le trouver actuellement dans les bibliothèques (Massart, Héron et ISF je crois... et sera bientôt à la vente
J'ai eu la chance de le lire, il est vraiment bien fait et chaque page détaille la provenance de la plante, ses propriétés etc...

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