Quartier de la ville de Djibouti, Balbala est situé à l'ouest de l'oued Ambouli.



Entre 24 et 34 le phare d'Hayyâbléï

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Guerre des postes de 35 à 45 entre Italiens et Français:

Dans la partie la plus haute de Balbala, là où s'élèvent maintenant des réservoirs d'eau on observe les anciennes fortifications construites par les Français, et particulièrement par le général Le Gentilhomme, en 1938 avant la deuxième guerre mondiale, lorsqu'ils craignaient l'invasion des Italiens qui occupaient l'Erythrée, l'Ethiopie et la Somalie et projetaient d'occuper la Côte Française des Somalis pour former un vaste empire italien de l'Afrique orientale. On peut voir d'autres traces de ces fortifications sur la route qui mène à Doralé et aussi à l'entrée de la ville d'Ali Sabieh. 

 Les Italiens veulent faire la guerre contre la France, début 1938, ne pouvant prendre possession de toute la ligne de chemin de fer, les Italiens décidèrent de neutraliser Djibouti en rendant le port et la ligne inutiles par la construction de routes goudronnées reliant Assab et Massaoua à Addis-Abeba. Les travaux furent menés avec rapidité et les effets ne se firent pas attendre: de 700 tonnes par jour, le transit tomba à 300. Le chômage s'installa, l'Afrique Orientale et le Chemin de Fer commencèrent à débaucher. Djibouti avait cessé d'être le seul débouché de l'Éthiopie sur la mer.

A Paris, le gouvernement avait répliqué aux revendications italiennes par une fin de non-recevoir et organisé la défense de la C. F S en envoyant à Djibouti 4000 hommes de troupe dont de nombreux "Tirailleurs Sénégalais", 2 navires de guerre et une escadrille de Potez. Ces forces étaient dirigées par le général Le Gentilhomme. Celui-ci fit creuser des fossés anti chars autour et dans la ville, édifier des casemates et blockhaus à Ambouli (1938 et 39 ?), Doralé, creuser des galeries dans les collines à Farah-Had, Ali-Sabieh et Dikhil.
Les menaces de guerre atteignaient Djibouti.

A la déclaration de guerre franco-italienne, les Italiens n'attaquèrent pas. Il leur semblait inutile de se battre pour acquérir une colonie qui devait leur tomber dans la main dès la signature de l'armistice. On se mit d'accord finalement autour d'un statu-quo. Les Anglais, soucieux d'empêcher toute possibilité de ravitaillement aux Italiens par le port et le Chemin de Fer, instaurèrent un blocus maritime des côtes. Djibouti entrait dans la période la plus affreuse de son histoire - le blocus (le Karmi-i) - durant laquelle tout était remis en question. Vidée de la majeure partie de ses habitants, son port exsangue, son chemin de fer coupé, la ville était en état de siège, livrée aux militaires, son approvisionnement interrompu, sa population affamée et  On rentre dans la période de contrebande.

1940, les gens meurent de faim à Tadjourah et à Obock.Dans le nord, les gens marqués par cette période noire gardent les chèvres chez eux (activitée oubliée aujourd'hui) et ce sont juré de les garder pour ne pplus mourrir de faim

Tellement affamés à cette période qu'ils mangaient les graines d'acacias

 "Balbala" naît en 1978 (déformation du mot barbelais) 

Balbala a d'abord été un bidonville Initialement en bois et taule ondulée jusqu'à l'indépendance de Djibouti en 1977, il est plusieurs fois détruit et reconstruit. Il devient ensuite le quartier des nouveaux urbains, issus de l'exode rural. Des droits de construction sont peu à peu cédés aux occupants, et le quartier acquiert des caractéristiques urbaines, avec des constructions en dur, puis des écoles et autres services. D'autres quartiers deviennent ensuite le symbole de l'habitat précaire et informel, PK12, Hayabeley, puis PK20.

 

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